Dans les année 90, en pleine vague techno sortait sur le label allemand ZYX le titre de 'Hass und Liebe' : 'James Brown is dead'. Le fameux sample provocateur 'chanté' par un vieil Atari déclarait ouvert, pour un temps, le bal des machines. Chaque nouveau mouvement musical se doit de tuer son père pour s'affirmer et toute une génération de teenagers nés bien après le 'King of soul' entrait en trance sans trop se soucier de qui était le vénérable homme.

Le 10 juillet 2004 Front 242 jouait au festival Rock Zottegem en Belgique. À l'affiche, côte à côte : James Brown et Front 242. Inattendu mélange qui a littéralement mis le feu à l'assistance toute la soirée. Je garde encore l'image du King déambulant avec une classe infinie dans les loges comme si la vie ou la scène ne faisait qu'un. J'ai même eu le plaisir d'échanger quelques mots avec lui avant son entrée en scène. Je n'avait rien planifié mais je me suis simplement retrouvé aux toilettes, face à l'urinoir en train de dialoguer avec lui. On aurait pu rêver mieux mais bon. Deux minute plus tard il mettait le feu à la salle du haut de ses 70 ans à coup de 'Funky Chicken'.

Même si je ne me compte pas parmi ses plus grands fans, l'annonce de sa mort, comme celle de Bob Moog m'a évidemment touché. Immense respect.

'Who is Elvis ?'