Mercredi, je suis allé voir le concert de Nitzer Ebb à la Locomotive à Paris.

Cela faisait quelques années qu'ils avaient disparus de la scène et ce n'est pas sans une certaine excitation que j'ai appris leur reformation récente.

Ce groupe fondé en 1982 figure parmi les pointures de la scène Electro-industrielle aux côtés de Front 242, Frontline assembly, Skinny Puppy ou même DAF.

À l'intérieur du club, pas de surprise avec un public de Space marines sous testostérone. Peu de filles dans la salle mais les rares présentes n'étaient pas là pour se tourner les pouces avec un look oscillant entre Lara Croft et le S.W.A.T en permission de minuit.

La première partie est assurée par Terence Fixmer, un DJ Lillois qui partage un projet avec Douglas Mc Carthy, le chanteur de Nitzer Ebb. Je les avais entendus en Espagne lors du festival de Monegros en 2004 devant une foule de près de 30 000 personnes. Bonne énergie.

Nitzer Ebb.

Arrivée des poseurs. Bon Harris en percussionniste néo-Mussolinien, Douglas Mc Carthy qui démontre que le port de Ray-Ban peut être classe et Kourtney Klein, une nouvelle dans la bande pour remplacer David Gooday.

Le premier morceau me fait craindre le pire. Le son de la loco n'est pas à la hauteur et manque de dynamique et de définition malgré la présence de leur ingénieur du son et de Daniel Miller, le boss du label Mute à la table.

'Let your body learn', la bombe ultime tombe à plat et beaucoup trop tôt dans le concert. Suivent toute une série de morceaux lents issus des albums 'Belief' et 'Showtime'. Le son s'améliore, les tueries de dancefloor arrivent et le feu a pris. La voix de Douglas est incroyable et semble sans limite dans l'agression. 'Murderous', 'Control I'm here', 'Join in the chant', etc…

Aujourd'hui. J'ai mal partout. Je dois me remettre au sport… ou suivre la tournée. Peut-être une date Avec NE et 242 cette année…